Confrontation

19.06.2022
2/2022
Annonce

01. La gestion des conflits est-elle une question de génération?

Alexandra Oswald – Je pense que l’aptitude au conflit est plutôt une question d’éducation que de caractère. Mais on peut se demander si les traits de caractère acquis ont été influencés par la génération en question.

Barbara Weisskopf – Nous avons et sommes confrontés à des conflits tout au long de notre vie. La manière dont nous les gérons et dont nous les surmontons ou non, n’est, selon moi, pas une question de génération mais plutôt de personnalité.

02. Que signifie pour vous l’aptitude au conflit?

Alexandra Oswald – Pour moi, l’aptitude au conflit signifie une gestion appropriée qui conduit à une solution. Elle englobe également la gestion et le détachement émotionnels.

Barbara Weisskopf – Selon moi, l’aptitude au conflit consiste à accepter et accueillir un affrontement, se confronter au conflit et tenter de le surmonter. Pour ma part, grâce à mon expérience, j’essaie d’anticiper la survenance d’un conflit et recherche des moyens pour l’éviter ou l’atténuer afin que la situation ne s’envenime pas.

03. Abordez-vous les conflits différemment de vos collègues plus jeunes/âgés?

Alexandra Oswald – Par rapport à mes collègues plus âgés, j’ai l’impression d’associer les conflits à davantage d’émotions et de m’en inquiéter plus longtemps. Si le conflit me concerne personnellement, j’agis de façon assez explosive. Toutefois, si la situation exige de rester professionnelle, j’obtempère ou j’évite le conflit pour m’en détacher émotionnellement.

Barbara Weisskopf – En ce qui me concerne, je remarque que plus je prends de l’âge, plus j’aborde les conflits avec calme, sang-froid et sérénité. Les conflits ne me font plus sortir de mes gonds aussi rapidement qu’avant. Je m’appuie sur mon expérience des conflits passés, mon «bagage en matière de conflits» pour ainsi dire.